Balado : se distinguer dans le mobilier haut de gamme grâce à des chaînes de production

Comment l’automatisation industrielle devient un levier stratégique dans le secteur du mobilier haut de gamme.

Micro podcast

🎤 Écoutez le segment complet du balado sur Mon Carnet par Bruno Guglielminetti

Émilie Delvoye, directrice des communications chez Prompt, reçoit Alain Ouzilleau de Cabico & Co, qui explique comment il s’est démarqué dans l’industrie du mobilier haut de gamme grâce à l’automatisation de ses chaînes de production. 

Découvrez le balado, en texte intégral

Émilie : Alain, Cabico est une entreprise manufacturière basée à Coaticook qui conçoit du mobilier haut de gamme sur mesure. Vous combinez à la fois un savoir-faire artisanal, notamment en ébénisterie, avec les plus récentes technologies de production. Est-ce exact?

Alain : Tout à fait. Et cela faisait partie du défi, mais aussi de notre vision : ne pas dénaturer le modèle d’affaires que nous avons bâti depuis 20 ans, un modèle véritablement centré sur un produit haut de gamme, sur mesure et hautement personnalisable.

Émilie : Vous avez amorcé cette transformation numérique il y a environ 20 ans, à votre arrivée dans l’entreprise, avec un parcours issu du milieu de l’aéronautique et de la défense. Vous étiez donc déjà habitués à évoluer avec les nouvelles technologies. En arrivant dans un environnement plus artisanal, mais confronté à des défis particulièrement complexes, cela vous a amené à entreprendre un projet d’envergure. C’est dans ce contexte que vous avez fait appel au soutien de Prompt pour un projet visant l’amélioration de l’interconnectivité des logiciels au sein d’une ligne de production 4.0. Est-ce que vous pouvez nous en parler un peu?

Alain : Oui, tout à fait. Effectivement, en Amérique du Nord, il y a 20 ans, l’industrie des armoires et des meubles était très traditionnelle, avec peu de numérique et peu de robotisation. Aujourd’hui, ça s’est beaucoup amélioré. Il y a même un de mes compétiteurs qui, dans les cinq dernières années, tout comme nous, a beaucoup investi dans le numérique et la transformation. Mais tout ça pour vous dire qu’on a voulu aller une étape plus loin, justement à cause de la nature de notre produit, qui est très sur mesure, et de notre modèle d’affaires.

Puis, on remercie encore une fois Prompt de nous avoir aidés, notamment sur le plan financier, pour pouvoir poursuivre ce projet-là. Il y a 20 ans, il y avait la vision, mais c’était encore de tout petits balbutiements à l’époque. C’est vraiment dans les cinq dernières années qu’on a accéléré le rythme de l’implantation du numérique dans nos processus. Et c’est il y a deux ans, au niveau de l’interconnectivité entre l’ensemble des systèmes qu’on a mis en place, qu’on a justement eu un excellent soutien de Prompt pour pouvoir continuer d’avancer.

Émilie : Donc, ce que vous avez un peu expliqué, c’est que vous aviez des robots ou des équipements très à la fine pointe, et que vous êtes allés chercher le meilleur en matière de qualité, si je puis dire, pour chacune de ces machines. Et cela a entraîné une certaine complexité pour être en mesure de relier toutes ces machines entre elles.

Alain : Oui, en fait, pas seulement au niveau des machines, ni seulement au niveau des robots et des équipements, mais vraiment au niveau des processus. Par exemple, toute la partie configuration du design et de la conception, le configurateur de produits que nous avons développé avec un partenaire local à Sherbrooke, mais aussi les autres systèmes liés à la planification de la production. Parce qu’encore une fois, étant donné que tout est très sur mesure, la planification joue un rôle crucial pour avoir un plancher de production efficace. Nous sommes donc allés chercher le meilleur système de planification, soit celui développé par la compagnie française Dassault, hors thème.

Nous avons vraiment choisi, pour les différents processus d’affaires, les meilleurs systèmes, avec des ponts qui viennent connecter tout cela. Nous avons adopté une approche, en anglais, qu’on appelle Best of Breed, c’est-à-dire les meilleurs logiciels pour chacune des fonctions. Mais cela amène le défi de connecter l’ensemble de ces systèmes et de s’assurer que tout demeure efficace. C’est donc ce que nous avons fait dans la dernière année et demie, voire les deux dernières années : mettre beaucoup d’emphase sur la connectivité de tous ces logiciels, ainsi que sur la connectivité, comme tu l’as mentionné Émilie, avec le plancher de production, les robots qui s’y trouvent et nos artisans.

Émilie : Et donc, qu’est-ce que ce projet vous a permis d’accomplir? Quels en sont les impacts?

Alain : Cela nous a permis d’amener un niveau d’intégration entre le data, l’information et les données qui est vraiment optimisé. Il nous reste encore du chemin à faire et nous aurons encore besoin de votre aide et de votre soutien. Nous n’arrêterons pas l’innovation. On parle de plus en plus aussi d’intégrer l’intelligence artificielle dans toutes ces données-là. Mais effectivement, ce projet nous a surtout permis d’amener une intégration de la donnée, à partir de l’idée du designer et de notre client, jusqu’à la transformation de cette donnée en optimisation pour l’utilisation des matières premières, notamment pour la découpe des panneaux, l’assemblage, les instructions de travail pour nos employés et tout le retour vers les informations financières : la profitabilité par client et la profitabilité par produit.

Donc, c’est vraiment cette intégration de la donnée que nous avons amenée à un niveau très intéressant, et qui est essentielle pour prendre les bonnes décisions en tant qu’entrepreneurs et gens d’affaires.

Émilie : Pour le bénéfice de nos auditeurs, ce que tu expliquais en préparation de cette entrevue, c’est que, quand on parle de partir de l’idée, il s’agit vraiment d’offrir un outil très simple et intuitif, que les designers peuvent utiliser pour travailler avec toutes sortes d’options et de contraintes afin de pouvoir dessiner leur projet. Ensuite, toutes ces données sont transmises aux opérations, qui peuvent ainsi donner forme à ce projet.

Alain : Tout à fait, Émilie. Il existe quelques bons logiciels de design dans l’industrie, mais cela reste du design. Là où nous sommes allés beaucoup plus loin, c’est que notre designer peut mettre son idée dans l’outil, et en même temps, en temps réel, l’ingénierie de ce produit se fait grâce à nos systèmes que nous avons développés.

Cela signifie que lorsqu’il nous envoie sa commande, nos équipes la vérifient, s’assurent qu’il n’y a pas d’erreur et conseillent le designer pour optimiser le projet. Mais elle est déjà prête à être transférée dans nos autres systèmes, dont nous parlions il y a quelques minutes, pour assurer l’intégration et optimiser les opérations tout en respectant un délai de livraison très court. Et cela arrive exactement conforme, de l’idée jusqu’à l’installation, sans aucun écart entre ce que le designer voulait et ce que nous lui avons livré.

Émilie : Et donc, cela représente vraiment un élément qui vous permet de vous différencier sur le marché aujourd’hui?

Alain : Tout à fait. J’oserais même dire que cela constitue un avantage concurrentiel, qui fait que certains designers choisissent de travailler avec nous, justement à cause de cette flexibilité et de la facilité de collaborer avec nous, tout en laissant libre cours à leur créativité.

Émilie : Alors, Alain, je sais que tu as traversé plusieurs grandes crises au cours des 20 dernières années, depuis que tu as engagé cette grande transformation numérique. Qu’est-ce qui te motive encore à continuer d’innover dans le contexte actuel?

Alain : En fait, l’innovation est notre meilleure arme, peu importe la crise. Les crises, par définition, sont la plupart du temps inattendues, comme celles des tarifs que nous vivons actuellement. Nous sommes un exportateur important vers les États-Unis. Mais si nous n’avions pas innové il y a cinq ans — et nous l’avons fait au tout début de la crise du Covid, en avançant malgré l’environnement très incertain — nous n’en serions pas là aujourd’hui.

Je vous dirais qu’il faut absolument continuer d’innover, quelles que soient les crises. En fait, cela devient l’outil essentiel pour les traverser, et, en période plus calme, pour générer croissance et profitabilité.

Émilie : Merci beaucoup, Alain, pour ce message d’espoir.

Alain : Émilie, ça me fait plaisir. Il faut de la résilience pour traverser ces crises, mais aussi des outils et des partenaires comme vous.

Émilie : Alors, je vous invite, si vous aussi vous avez des idées d’innovation, à ne pas hésiter à aller de l’avant et à contacter Prompt pour présenter votre projet.

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