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Émilie Delvoye, directrice des communications chez Prompt, reçoit Alexis Barbarot de Premier Tech Systèmes Automatisés pour discuter d’un projet d’amélioration de l’interopérabilité entre les systèmes numériques.
Découvrez le balado, en texte intégral
Émilie : Aujourd’hui, je reçois Alexis Barbarot, gestionnaire de stratégies numériques chez Premier Tech Systèmes Automatisés (PTSA), une entreprise manufacturière qui offre des systèmes d’emballage et de palettisation pour plusieurs secteurs d’activité. Premier Tech fait partie d’un groupe d’entreprises avec plus de 60 installations manufacturières et plus de 6 000 équipiers actifs dans 31 pays. Bonjour Alexis.
Alexis Barbarot : Bonjour, Émilie.
Émilie : Alors aujourd’hui, on va parler d’un projet d’amélioration de l’interopérabilité entre les systèmes numériques. Est-ce que tu veux bien nous expliquer comment a démarré ce projet?
Alexis Barbarot : Oui, le déclencheur pour ce projet est parti d’un besoin de gérer nos configurations. Pour nos produits chez Premier Tech Systèmes Automatisés, nous avons une large gamme, un grand catalogue avec beaucoup d’options et beaucoup de fonctionnalités. Et puis nous avons des machines qui durent dans le temps. Aujourd’hui, nous avons à peu près 30 000 machines qui tournent dans le monde entie. Ce sont des machines qui durent assez longtemps, puisque nous avons des machines qui ont plus de 25 ans. De là, nous avons dû intégrer un configurateur et donc ce que nous allons appeler le CLM de Configit tout au long du balado. Le CLM, c’est un configurateur. La partie LM, c’est la partie de gestion du cycle de vie de la configuration. À partir de là, nos machines évoluant tout le temps puisque dans notre domaine, l’emballage ça évolue au niveau des matériaux et ça évolue au niveau des formats. Nos robots évoluent, nous, il faut que nous puissions suivre ça aussi. Le besoin de configurateur est arrivé et il est arrivé aussi en même temps avec un nouveau produit que nous avons lancé chez PTSA : le Thomas qui est un robot collaboratif. Pour ce robot collaboratif là, nous avons souhaité avoir aussi une utilisation d’un configurateur en ligne pour une manière un peu plus sympathique pour nos clients de sélectionner le robot et de le commander directement sur Internet.
Émilie : Quand vous avez démarré ce projet, vous avez eu une surprise.
Alexis Barbarot : En effet, du moment où nous avons voulu déployer la stratégie qu’on avait fait pour Thomas au niveau du reste de PTSA. Nous sommes arrivés sur un point où notre urbanisation du système ne nous permettait pas d’intégrer correctement un configurateur aussi puissant que Configit au niveau du CLM. Ce qui fait que là, nous avons dû réfléchir complètement à l’urbanisation de nos systèmes. Nous avons repris aussi notre cycle de vie de la donnée, depuis la conception jusqu’à l’exécution. Et puis à partir de là, nous avons recommencé à faire en fait toutes nos transactions entre nos systèmes. Puis, nous sommes partis d’un constat très simple : faire communiquer tous nos gros systèmes qui sont le PLM, qui est notre gestion électronique des documents, donc des plans avec les données techniques, notre RP qui est là pour tout ce qui est ressources de l’usine, donc la planification des ressources, et puis notre CRM qui est la gestion du client. Faire communiquer ces gros systèmes là entre eux par des feuilles Excel, ce n’était plus bon pour nous. Nous avons commencé à faire des transactions entre tous ces systèmes-là afin de bâtir une fondation très solide, avec une qualité de données qui nous permet aujourd’hui d’avoir la capacité de venir poser un CLM de manière robuste sur cette fondation-là.
Émilie : Alors, quel est l’impact de tout ce travail que vous avez réalisé dans ce projet?
Alexis Barbarot : Alors, l’impact, il est majeur. Premièrement, du moment où nous avons re-réfléchis complètement à notre cycle de vie et à nos processus numériques pour supporter le métier, nous avons réussi à libérer du temps au métier. Et ce, tout bêtement parce que toutes ces tâches qui étaient avec très peu de valeur, soit de copier-coller des feuilles Excel pour les extraire d’un système et pour les réinjecter dans l’autre, ça prenait beaucoup de temps. C’était aussi une grosse source d’erreurs. À partir de là, nous avons eu un impact assez positif sur les équipiers directement au niveau des conditions de travail, puisque nous venons leur apporter du temps pour qu’ils puissent eux même améliorer leurs processus, leurs méthodes, et ce, dans un objectif d’amélioration continue. Nous avons eu aussi un impact positif au niveau de nos clients puisque pour le Thomas, nous avons ce site internet avec un configurateur où chacun de nos clients est capable de configurer, un peu comme quand vous configurez une voiture sur internet, toutes les possibilités et les options du robot et de pouvoir produire une commande en ligne pour un robot collaboratif. Et puis un des gros impacts que nous avons eus aussi, c’est au niveau de notre qualité de données. Nous avons aujourd’hui une meilleure qualité de données en exécution sur le plancher de l’usine, ce qui fait qu’un des effets de bord que nous avons et qui est très écoresponsable, c’est que nous avons moins de retouches, moins de rebuts non plus, donc nous avons moins de pièces qui vont être à refaire ou jetées pour être carrément reprises de zéro. Donc, notre qualité d’exécution s’est augmentée grâce à cette refonte de notre urbanisation de systèmes.
Émilie : Alors, vous êtes vraiment allés chercher des impacts positifs, à la fois à l’externe, mais aussi à l’interne.
Alexis Barbarot : Exactement, oui. Ce qui nous a vraiment piloté c’était, au niveau externe, d’avoir un bon configurateur qui permettait à chaque client de pouvoir configurer sa machine, de pouvoir aussi guider correctement puisque en multipliant le nombre d’options sur nos machines, nous multiplions aussi le nombre de risques d’avoir des options qui ne correspondent pas. Le configurateur amène tout ce jeu de règles. L’effet de bord très positif que nous allons avoir derrière en interne, c’est justement d’avoir libéré du temps à ses équipiers qui eux, maintenant vont avoir plus de temps pour faire des tâches qui leur tiennent à cœur. Finalement, ça ne tient pas à cœur aux gens de faire des feuilles Excel toute la journée.
Émilie : Excellent! Alors, quelle est ta motivation à innover puis à travailler sur ce genre de projet?
Alexis Barbarot : La motivation que j’ai, et je la partage avec vraiment toute mon équipe, c’est que notre but c’est de suivre l’innovation qui est perpétuelle chez Premier Tech puisque nous notre innovation au niveau technique sur nos machines suit les demandes des clients, les marchés. Nous derrière, au niveau numérique, il va falloir que nous soyons là pour supporter cette innovation avec des solutions numériques qui sont toujours dans les tendances. Notre but aussi, c’est d’amener toujours une touche d’avant-gardisme pour avoir ce petit effet positif auprès de nos équipiers, qui va leur permettre d’être un peu plus efficient, de se libérer un peu plus de temps. Puis eux, grâce à ça, ils vont avoir le temps d’innover dans leur domaine, ce qui fait que ça va nous ramener deux nouveaux défis qui vont nous pousser encore à innover. Ce qui fait que nous sommes sur une roue sans fin et perpétuelle d’innovation au niveau de Premier Tech. Puis c’est toujours comme un match de tennis entre le métier et notre côté numérique. Nous innovons en permanence, tout le temps ensemble.
Émilie : Une belle roue vertueuse. Merci beaucoup Alexis pour ce beau partage. Si vous avez vous aussi des idées de projets d’innovation numérique pour faire évoluer votre entreprise, je vous invite à contacter Prompt dès aujourd’hui.