Relations recherche-industrie : des propos à nuancer

 

» Télécharger la lettre ouverte

LETTRE OUVERTE
Diane Gosselin (CQDM)
Gilles Dery (CQRDA)
Denis Faubert (CRIAQ)
Mohammed Benyagoub (CRIBIQ)
Jean-François Pouliot (CRTIM)
André St-Pierre (InnovÉÉ)
Diane Côté (MEDTEQ)
Marie-Pierre Ippersiel (PRIMA Québec)
Luc Sirois (PROMPT)

Montréal, le 18 mai 2017 – Tous les regroupements sectoriels de recherche industrielle (RSRI) unissent leur voix afin de saluer la Stratégie québécoise de la recherche et de l’innovation 2017-2022 rendue publique le 12 mai dernier. Faisant de l’accélération et de l’amplification du transfert et de la commercialisation des innovations, un des piliers de cette vision, cette stratégie vient renforcer le rôle des RSRI.

Les regroupements sectoriels de recherche actifs dans les secteurs phares
Présents dans les secteurs phares de l’économie, à savoir la recherche bio – pharmaceutique (CQDM), l’aluminium (CQRDA), l’aérospatial (CRIAQ), les bioprocédés industriels (CRIBIQ), la transformation métallique (CRITM), l’énergie électrique (INNOVÉÉ), les technologies médicales (MEDTEQ), les matériaux avancés (PRIMA Québec) et les TIC (PROMPT), nos 9 regroupements, dont certains ont été créés il y a plus de 15 ans, agissent comme des catalyseurs entre le milieu académique et les industries afin de favoriser le transfert de connaissances et l’appropriation de l’innovation par les entreprises de ces différentes filières.

Des organismes d’intermédiation et de financement de la recherche collaborative bien ancrés
Désignés par le gouvernement du Québec à titre d’organismes d’intermédiation et de financement de la recherche collaborative, nous accroissons de manière indéniable les collaborations et les partenariats. À eux seuls, les RSRI ont contribué, au cours de la période 2012-2015, au financement de plus de 420 projets, dont la valeur totale des projets a atteint 192 M$. De ces projets, le secteur industriel y a contribué pour 90 M$, les RSRI, 47 M$ et le gouvernement fédéral, 55 M$. En termes de retombées, ce sont près de 1400 étudiants formés, 414 publications, 67 brevets déposés, 283 licences octroyées et 297 technologies commercialisées.

Nous souhaitons nuancer les propos tenus par le professeur Vincent Sabourin dans l’article de K. Retinno-Parazelli (Le Devoir, 13 mai 2017) à l’effet que « […] Au Québec, les universités fonctionnent toutes seules et les entreprises fonctionnent toutes seules. Il n’y a pas véritablement de lien ». Force est constater que la recherche collaborative au Québec est bien réelle et qu’elle génère des retombées substantielles pour la province. Nos regroupements travaillent dans l’ombre à faire éclater le moule, ils sont des agents mobilisateurs qui donnent vie à l’innovation technologique, et les investissements annoncés récemment par le gouvernement du Québec à l’endroit des RSRI, témoignent du dynamisme et de l’importance des actions communes de nos regroupements.

Une connaissance approfondie des milieux de recherche et des entreprises de nos secteurs
Nos regroupements sectoriels connaissent les acteurs publics et privés des différents secteurs, il leur est donc aisé d’établir les liens afin de faire éclore des projets porteurs de recherche industrielle. En tant que vecteurs de changement, nous contribuons à créer des maillages recherche-industrie qui, sans nos interventions, ne pourraient être consolidés. Fiers partenaires de QuébecInnove, ensemble, les RSRI poursuivront le mandat qui leur a été dévolu grâce à l’appui gouvernemental renouvelé.